Les toitures à Salses-le-Château : matériaux, climat et contraintes locales
Un couvreur venu d'ailleurs découvre en général les particularités de Salses à ses dépens. Voici ce que nous prenons en compte sur chaque chantier.
La tuile canal et les faibles pentes du Roussillon
Le bâti ancien de Salses-le-Château, comme celui de toute la Salanque, est couvert de tuiles canal posées sur des pentes de 25 à 35 %. Ces toits ont été conçus pour évacuer une pluie modérée, pas pour résister à un vent latéral violent : les tuiles de couvert, simplement posées, sont les premières à partir. Nous scellons ou fixons mécaniquement les rangs exposés (rives, égouts, faîtages) avec des crochets inox, une pratique que nous appliquons systématiquement même sur une simple réparation.
Sur les constructions plus récentes, on trouve surtout de la tuile romane à emboîtement, plus stable au vent mais dont les emboîtements se remplissent de sable et de débris végétaux. Là aussi, un contrôle tous les trois ou quatre ans évite les mauvaises surprises.
Tramontane, épisodes méditerranéens et air salin
Salses cumule trois agressions climatiques. La tramontane, d'abord, qui souffle plus de cent jours par an et arrache faîtages et tuiles de rive. Les épisodes méditerranéens ensuite : en quelques heures, la plaine reçoit l'équivalent de plusieurs semaines de pluie, les chéneaux saturent et l'eau remonte sous les tuiles. Enfin, l'air salin de l'étang de Salses-Leucate, qui attaque les fixations non inoxydables et le zinc des gouttières.
Face à cela, nous préconisons des gouttières surdimensionnées, des trop-pleins, des fixations inox et un démoussage et traitement hydrofuge régulier. Et lorsque le vent a déjà fait des dégâts, notre intervention d'urgence après tramontane est organisée dans la journée.
Du village fortifié aux lotissements de la Salanque
Autour de la forteresse de Salses et de l'église, les maisons de village en pierre et galets présentent des toits à deux versants imbriqués, avec mitoyennetés et murs pignons qui compliquent les solins. Les mas viticoles et les anciens bâtiments agricoles disposent de grandes surfaces de toiture, souvent en fibrociment amianté qu'il faut faire retirer dans les règles avant de poser une couverture neuve. Enfin, les lotissements construits depuis les années 1980 entre la D900 et l'étang appellent des interventions plus standardisées : reprise de faîtage, remplacement de tuiles, entretien de zinguerie.
Nous adaptons notre matériel à chaque cas : nacelle pour les grands bâtiments viticoles, échafaudage de façade dans les rues étroites du centre, simple échelle à crochets pour un garage.